
mp3 :: The Vandals - Sorry, Mom and Dad
Aujourd’hui, nouvelle incursion dans ma jeunesse de punk à roulettes sans planche à roulettes, avec les Vandals, ce qui, deux jours après la célébration de la capitulation allemande en 1945, tombe super bien puisque leur nom est celui d’une peuplade germanique. Ahem, bon, laissons de côté la coincidence foireuse, surtout que ces punks là sont américains et qu’ils ont plus d’humour qu’une bande de pilleurs de femmes et de violeurs de cités.
Comme l’auront constaté les archivistes de la musique à crête, il ne sera pas question ici du classique Fear of a Punk Planet ni de Christmas with the Vandals et son indéboulonnable Oï to the World, mutilé par No Doubt, mais de Look What I Almost Stepped In… disque qui a bien plus marqué mon an 2000 que le fameux bug qui devait nous amener à porter du cuir et à errer dans le désert avec un chien et un fusil à canon scié. Déçu à l’idée qu’un futur post-apocalyptique me passe sous le nez, je me suis en effet consolé grâce à la drolatique stupidité des propos de ce disque et à son énergie aussi revigorante qu’une ingestion de Red Bull par le pif.
Évidemment, avec de tels trublions, difficile de savoir sur quel pied danser, si ce n’est celui de l’anti-conformisme. Celui de Sorry, Mom & Dad, où un garnement est invité à s’excuser auprès de ses géniteurs, et qu’importe s’il ne le pense pas. Ou celui de Get a Room, où les Vandals vomissent leur haine d’un couple à l’amour dégoulinant (”A string of spit connects your mouths / I’m trying hard not to look / And all the endless baby talk / Is going to make me puke“). Une déclaration d’amour gênée à une gamine de 14 ans en fin d’album (Fourteen), une ex qui mériterait des coups de batte (The New You), une girlfriend alcoolique qui ruine la moindre soirée (That’s My Girl et ses chœurs façon voiture des Beach Boys dont on aurait changé les plaques), l’univers impitoyables du music-business (Behind the Music, au riff cartoon et au débit échevelé) : les Vandals font feu de tout bois, y compris sur le plan purement musical.
Des impacts en rafales de Go, aussi vif que la révolution qu’il décrit est scabreuse (”We’ll start tomorrow / Or maybe tuesday“) aux inserts pop de You’re not the boss of me (Kick it) en passant par la fureur surjouée d’I’m the Boss of Me et les larsens de Crippled and Blind, les quatre idiots ont (presque trop) d’imagination. Enfin ça reste quand même du punk-rock avec de la distorsion plein le caleçon, inutile d’espérer une reprise d’un standard de la musique cubaine, un pont symphonique ou un break jazzy. Mais dans le genre, les Vandals touchent leur bille.

The Vandals - Look What I Almost Stepped In (Nitro Records)

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Né en 1983, j’ai évidemment grandi avec le Club Dorothée et donc, avec Doragon Bōru, Dragon Ball dans la langue de Rimbaud (pourquoi toujours Molière, hein ?), dont j’ai acheté tous les volumes quand Glénat a décidé de traduire le manga. Volumes revendus sans remords, depuis que ce même éditeur a décidé de les republier avec une traduction moins puérile, des couvertures moins moches (celles d’origine) et un sens de lecture japonais (adieu le cœur à droite de la poitrine). Et encore, cette nouvelle mouture, notamment en raison d’une impression honteusement dégueulasse, est à des lieux de l’édition kazenban (”parfaite“). Tout ça pour dire que, vu que je ne lis pas le dialecte de Takeshi Kitano, j’investis une partie de mes deniers dans les nouveaux coffrets de Glénat. Par conséquent, après relecture de tout cela, je suis en mesure de le certifier : Doragon Bōru est, aujourd’hui encore, le fleuron du shōnen…













